Chute_du_de_prix _petrole
Le baril de Brent passe sous le seuil symbolique de 80 $ ! Du jamais vu depuis plus de 4 ans. La dernière fois c’était en août 2010.
Le 14 novembre 2014 le cours du pétrole brut WTI (West Texas Intermediate) est de 73,47 $ et le Brent est à 77,35 $.
Quelles sont, les causes de cette chute des cours, les solutions et enfin qu’elle est l’impact sur l’économie Tunisienne.

Les différentes causes de la chute du cours du pétrole

1/ La loi de l’offre et de la demande
Cette chute du cours est explicable, selon la plupart des analystes, par la simple théorie de la loi de l’offre et de la demande. Chose qui est vraie en partie.
C’est vrai, parce que la croissance économique mondiale est au ralenti et voire même en recul comme pour la zone Euro, le Japon et la Chine. Par contre, la production et l’alimentation des marchés, en pétrole, continu dans le même rythme depuis plus de 3 ans. Par conséquent, et vu que le ralentissement des croissances économique pousse la demande sur l’or noir vers la baisse, alors que l’offre est maintenue au même niveau (pays de l’OPEP : 30 millions de barils/jour). Le prix du baril de pétrole tendra lui aussi vers la baisse.

2/ Pétrole de schiste Etats-Unis
La baisse de la demande, évoquée plus haut, est expliquée par la réduction des importations du premier consommateur du pétrole, les Etats-Unis. Ce dernier a recours depuis 2006 au pétrole de schiste qui lui permet d’avoir une certaine autonomie dans ce secteur. Plus de 800 000 barils/j (juillet 2013). D’ailleurs, les spécialistes estiment que cette production atteindra 2 millions de barils/ jour à l’horizon de 2020. Mais aussi, ils prévoient que la production Américaine dépassera celle de l’Arabie Saoudite, pour la première fois depuis 1970. Mauvaise nouvelle pour les pays exportateurs.

3/ À quoi joue l’Arabie Saoudite
Elle, aussi, accuse la loi de l’offre et de la demande. Mais pour l’instant, elle n’agit pas. Ce passage à vide volontaire de l’Arabie Saoudite est expliqué par le fait qu’elle souhaite garder, malgré tout, ses parts de marché. Donc elle accepte, pour l’instant, une situation défavorable tout en gardant le contrôle sur tout ce qui passe.
Mais plus encore, elle est accusée de faire front avec les Etats-Unis (comme d’habitude) contre l’Iran et la Russie.
La première persécutée à cause de son programme nucléaire et son aspiration à dominer la région. Une telle situation est désastreuse pour son économie.
La deuxième pour ses démêlés avec l’Ukraine est sa volonté de raviver les gloires de l’Ex-URSS en la dominant. Cette situation aura, certes,  un impact négatif sur l’économie de la Russie mais ne laissera surement pas de séquelles.

Quelles solutions :

Dans ces conditions, l’action la plus logique est de réduire la production afin d’équilibrer le marché. Mais cette solution se fait attendre. Cela dure depuis plus de 3 mois sans que le rythme de la production ne change. La dégringolade des cours du pétrole a un effet dévastateur sur l’équilibre du budget des pays exportateurs. Mais rien, aucune réaction. Même de la part l’Arabie Saoudite, fameux gendarme de l’OPEP, qui maintient sa production dans ces conditions défavorables.

Prix_du_petrol_requis_pour_que_le_budget_National_soit_àl_équilibre

 

Pourquoi cette attente ? La réunion de l’OPEP prévue pour le 27 novembre prochain décidera certainement de la baisse de la production des pays membres. Mais les tensions qui existent entre eux ne sont pas vues de bon œil.
Entre, d’une part, les aspirations de l’Arabie Saoudite et, d’autre part, l’impacte catastrophique sur les économies fragiles et la situation sécuritaire instable des autres pays membre de l’OPEP (Libye, Irak, Venezuela, Nigeria, Equateur, Angola, Algérie), les discussions seront rudes pour aboutir à un accord qui arrangera tout le monde.

Effet de la baisse du cours du pétrole sur L’économie Tunisienne.

Cette baisse sera considérée comme « une bouffée d’oxygène » à une situation financière assez critique. La loi de finances 2014 se basait sur un cours moyen de 110 $ le baril. Or, si le cours continu à baisser de la même manière (c’est ce qui est prévu), la moyenne annuelle de 2014 sera légèrement inférieur à 100 $. Sachant que la variation de 1 $ équivaut à presque 50 millions de dinars de variation dans le budget. Tout calcule fait, le déficit budgétaire sera amputé d’environ 500 millions de dinars. Merci qui ?
Par contre, vous seriez qualifié de rêveur si vous allez croire que le prix à la pompe sera revu à la baisse. À moins d’une décision politique dite « populiste », ce vœu ne sera jamais exaucé.
Pourvu que, que l’économie Tunisienne profite pleinement de cette situation temporaire. D’ici là, il faudrait se contenter de la baisse de la TVA de la facture de la STEG de 18% à 12% (article 44 du projet de la loi de finances 2015). A moins que ça bloque au vote avec le nouveau parlement.

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