Emeute à kasserine et d'autres régions de la Tunisie

Un certain 14 janvier 2011, au milieu de l’après-midi, tout le peuple Tunisien avait rêvé. L’inimaginable s’est réalisé. Nous avons, tous ensemble, mis fin à une dictature de 23 ans. Un exploit historique qui restera pour toujours marqué dans les annales de l’histoire.
C’est un événement qui marqua le début d’un changement majeur dans le monde entier.

Ce jour-là et les quelques-uns qui l’avait suivi, étaient inoubliables. Malgré la terreur qui les avait dominé, nous avons, pour la première fois, goûté à la liberté à tous les niveaux. Nous avons juré, à ce moment- là, de ne plus nous en séparer.
Ensuite, nous avons rêvé d’une nouvelle Tunisie, une Tunisie meilleure, juste et cultivée. Une Tunisie qui brillerait dans le monde avec son modèle unique.
Digne des plus grandes démocraties, avec le travail et l’implication de son peuple elle sera l’une des plus évoluée du monde arabe et de l’Afrique.

Hélas! Quelques semaines plus tard, l’afflue des opportunistes avaient commencé. Comme des oiseaux migrateurs, ils revenaient se servir. Après des années d’exil, bercés chez les plus riches pays occidentaux et indifférents pendant des décennies à tous nos maux, ils réclamaient leurs parts du butin.
D’ailleurs, depuis les plus grands aéroports du monde ou de la porte de leurs luxueuses villas, ils nous avaient promis qu’ils rêveront avec nous.
Comme des dupes nous les avons cru. Une partie, avait couru pour les accueillir comme des messagers de Dieu. Une autre avait fait en sorte que leurs pieds ne touchaient pas la terre.
Du jour au lendemain, ces opportunistes, quel que soit leurs courants, quelque soit leurs passés, devenaient les héros de ce qui a été appelé  « la Révolution ».

C’était à cet instant que les cauchemars avaient commencé. Depuis, tout s’était transformé. La liberté était devenue médiocrité, la justice était devenue arbitraire, le travail était devenu une denrée rare et nos rêves s’étaient transformés en cauchemars sans fin.

Occupés par le partage du butin, ils avaient laissé notre Tunisie, petit à petit, se démembrer. Préoccupés par leurs parts du gâteau, ils avaient disloqué une machine qui, malgré toutes les difficultés passées, fonctionnait sans relâche. Rongés par la course au pouvoir, ils avaient oublié de colmater les brèches dans la coque du navire qui devait nous ramener sur les rives du salut.
Aujourd’hui, la terre promise est loin d’être visible et le pigeon envoyé n’est pas pressé de revenir avec cette branche d’olivier.

Crédules comme nous sommes, nous avons confié les rênes du pays, au cours des pseudos shows démocratiques, à des assoiffés de pouvoir et de vengeance. Voilà qu’ils nous offrent un aperçu de ce qui nous attend dans un futur, que je n’espère pas, proche.

Je sais que j’exagère en disant que notre Tunisie est à feu et à sang, mais elle le sera lorsque la situation sociale et économique catastrophique des quelques régions de l’intérieur du pays, toucheront la plupart de la Tunisie.

Un jour, nous avons rêvé ! Ils ont juré de réaliser ce rêve. Maintenant ils nous promettent que des cauchemars.

 

*Titre inspiré par Soufiane Ben Farhat
http://efigure.net/wp-content/uploads/2016/01/MKT2016.jpghttp://efigure.net/wp-content/uploads/2016/01/MKT2016-150x150.jpgImed FakhriAnalyses & OpinionsUn certain 14 janvier 2011, au milieu de l’après-midi, tout le peuple Tunisien avait rêvé. L’inimaginable s’est réalisé. Nous avons, tous ensemble, mis fin à une dictature de 23 ans. Un exploit historique qui restera pour toujours marqué dans les annales de l’histoire. C’est un événement qui marqua le début...Le site où figure l'information

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