Victoire-du-non-referendum-grec

Après l’euphorie de la victoire du « NON » à une nième austérité dictée par les créanciers de la Grèce, le peuple Grec se réveille sur la dure réalité qui n’a pas changé malgré les festivités de la veille.  Les banques, tenues à perfusion par la BCE, sont toujours fermées et les citoyens n’ont droit qu’à un retrait de 60€ par jour. Une échéance impayée de 1.5 milliards d’Euros et une à venir, le 20 juillet2015, de 3.5 milliards d’Euros.
Hier, L’Europe, plus précisément la France et l’Allemagne, ont déclaré qu’ils respectent le choix du peuple Grec , que la porte des négociations restera ouverte et qu’ils sont dans l’attente de propositions sérieuses de la part d’Alexis Tsipras et de son gouvernement afin de décider de la suite des événements.
Décidément les affaires ne s’arrangent pas pour ce jeune Premier ministre.

Tsipras s’est piégé lui-même

A quelques jours avant l’échéance du 30 juin 2015, les créanciers et le gouvernement Grec ont pu négocier à un accord. Tsipras aurait pu accepter et on ne serait pas là aujourd’hui.
Mais le Premier ministre Grec a pris tout le monde de cours en faisant appel à ce referendum.
Consulter le peuple pour les affaires qui touchent à son future est un acte noble et purement démocratique, mais le citoyen lambda n’a pas toutes les informations que le gouvernement a et la seule voix qui guidera son choix sera ses sentiments et non pas la raison.
Je suis tout à fait d’accord que FMI, Banque Mondiale, BCE… sont synonymes de dépendance des temps modernes. Mais il fallait qu’avant de voter, que tout le monde sache, au moins, les conséquences de chaque choix.
Si c’était le cas, le résultat ne serait peut-être pas le même.

Aujourd’hui, Tsipras devra refaire le travail en avançant de nouvelles propositions sérieuses à l’Europe et il faut être débile pour croire que le minimum qui sera accepté par les créanciers sera meilleur que l’austérité que vit la Grèce depuis 5 ans.

A la fin et à mon avis, Tsipras a dupé son peuple par ce referendum, en lui faisant croire qu’il a son destin en main. Alors qu’en réalité le but de cet acte était de gagner des points dans les sondages et jouer un dernier coup de bluff assez classique afin de faire peur à l’Europe.
Objectif atteint à moitié !
Maintenant, c’est le moment de faire de ce gauchiste radicale l’exemple à ne pas suivre. Il a déjà sacrifié son ministre des finances Yanis Varoufakis et le reste suivra.
Ce qui se passera les prochains jours sera aussi un message qui s’adressera indirectement à Podemos en Espagne et à tous les autres pays qui oseront se rebeller contre l’avancé du rouleau compresseur des institutions financières.

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